Kiko

qi gong japonais

origines

Rencontre avec l'empereur

Bodhidharma est âgé d’une soixantaine d’années lors de cette entrevue. L’empereur souhaitait le rencontrer pour discuter de bouddhisme, et être loué pour toutes les actions qu’il avait menées en faveur de cette religion. Voici leur dialogue :
– J’ai construit des temples, diffusé les textes sacrés, multiplié les moines. Toi, Vénérable, qui est près de la Vérité, dis-moi si mes actions ne méritent pas considération ?
– Elles ne sont nullement méritoires, fit le vieillard en haussant les épaules.
L’empereur stupéfait par tant d’impertinence, et ébranlé par tant d’aplomb, l’interpella encore, plus brutalement cette fois.
– Quel est donc selon toi le Principe suprême ? la Vérité sacrée ?
Bodhidharma sourit et répondit calmement :
– Le Principe habite toutes les choses ; et rien n’est sacré.
L’empereur se leva, courroucé :
– Dans ce cas, qui es-tu donc, toi qui te tiens devant moi ?
– Je n’en sais rien, Majesté…

Bodhidharma  décida de se retirer.

La légende de Bodhidharma

Bodhidharma serait le fondateur de la doctrine Chán (Zen en Japonais) mise au point au monastère de Shaolin, en Chine. Parti des Indes où il aurait été le vingt-huitième patriarche dans la filiation de Mahakashyapa, il se serait rendu en Chine pour réaliser une synthèse du bouddhisme et du taoïsme. Surnommé le Grand Voyageur par la tradition chinoise, et parfois le Moine aux yeux clairs, Bodhidharma aurait fondé les arts martiaux dont les mouvements et gestes seraient des représentations symboliques et initiatiques. 

Il était membre de la caste des guerriers (les Kshatriyas) : de part cette place dans la société indienne, il était formé aux maniements des armes (Vajramushti, une ancienne technique de combat apparue en Inde, probablement plus de mille ans avant J.-C., dans la caste des Brahmanes, et dont les racines sont religieuses).

D’après la légende, au VIème siècle, ce moine indien originaire de Kanchipuran, Troisième fils du roi de Madras, se rendit à la Cour Impériale Chinoise, à Nankin. Son entrevue avec l’empereur Wu fut mémorable et brève (voir ci-contre). Bodhidharma traversa alors le fleuve jaune, sur un roseau et se réfugia au Monastère de Shaolin… Là, il resta 9 ans en méditation dans une grotte, face à un mur…Un jour, furieux de s’être assoupi, il se coupa les paupières et les jeta à terre: elles donnèrent naissance à un théier. Après 9 ans de méditation, Bodhidharma connut l’illumination et décida d’enseigner une nouvelle doctrine; le Chan (Zen en japonais) qu’il définit ainsi: « Voir dans sa propre nature pour atteindre l’éveil ».
Trouvant les moines dans une condition physique déplorable les empêchant de pratiquer correctement la méditation, Bodhidharma leur enseigna une série de 18 mouvements destinés à fortifier le corps et l’esprit: les 18 mains des disciples du Bouddha (Shih Pa Lohan Sho)… Ces 18 exercices, répertoriés dans un ouvrage  constituent la base de ce qui allait devenir le Kung-Fu de Shaolin et les arts martiaux dits « internes » c’est à dire favorisant l’intériorisation et l’harmonie du corps et de l’esprit : La base même du Qi Gong.
Déçu de voir que les moines préféraient l’aspect martial de son enseignement, Bodhidharma décide alors de quitter le monastère… En 557, on le dit mort: mais dans sa tombe, on ne trouvera qu’une sandale et une robe… Des témoins le verront en route vers l’Inde, chevauchant un tigre et chaussé d’une sandale!

L'apport de Bodhidharma aux arts martiaux

Bodhidharma est à l’origine d’un nouveau courant philosophique qui eut une incidence sur les arts martiaux, qui passèrent de simples techniques martiales à un moyen d’unification du corps et de l’esprit.
Il a apporté un esprit nouveau aux arts martiaux chinois. Les moines cherchaient à purifier leur esprit: Il leur a appris comment y parvenir sans négliger leur corps.
En affirmant que corps et esprit sont des notions indivisibles et que la Vérité Ultime (cette illumination soudaine apportant au sage la vraie connaissance et la paix de l’âme) ne saurait être trouvée en dehors de leur union, Bodhidharma a apporté un esprit nouveau basé sur une méthode physique : La technique du mouvement (martiale) s’est trouvée définie comme un moyen pour arriver à un état d’esprit. C’est ce qui va lui donner le statut d’un véritable art.

Bodhidharma voyage kiko

La lignée de Mahakashyapa

La légende de l’origine de la tradition Chán – Zen et de la lignée de ses maîtres remonte à un sermon du Bouddha Shakyamuni à ses disciples alors qu’ils étaient réunis sur le mont des Vautours, relaté dans le Lankavatara Sutra. Pour tenter d’expliquer un point de son enseignement, il se contenta de cueillir silencieusement une fleur d’udumbara. Aucun des disciples n’aurait compris le message qu’il tentait de faire passer, à l’exception de Mahakashyapa, qui aurait souri au Bouddha. Celui-ci lui aurait alors dit devant l’assemblée qu’il lui avait ainsi transmis son trésor spirituel le plus précieux. C’est une préfiguration de la description du Chán que l’on prêtera à Bodhidharma :  » Pas d’écrit, un enseignement différent (de tous les autres), qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha »

Kiko Qi Gong Yoga

Le Qi Gong (Ki Ko en Japonais) est une science de la respiration  qui est fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Le terme signifie littéralement « réalisation ou accomplissement (gong) relatif au qi », ou « maîtrise du souffle ».

Dans la tradition indienne, l’équivalent du Ki est le terme Prana (Souffle – Energie). Les exercices de maîtrise du souffle en Yoga (les Pranayamas) qui ont été enseignés depuis l’antiquité par les grands Sages se retrouvent naturellement dans le Kiko.

On peut considérer ces pratiques comme une grande famille, sans esprit d’opposition. La sagesse millénaire de l’Inde, enrichie des enseignements Taoïstes et du Zen constituent le socle de la pratique du Kiko. A l’image du grand voyage de Bodhidharma, figure très populaire au Japon sous le nom de Daruma.

La pureté des arts martiaux japonais comme le Kyudo (Tir à l’arc) ainsi que la connexion et l’amour de la nature fondement du Shintoïsme s’ajoutent à cet art  qui remet le pratiquant en harmonie avec le Tout dont il fait partie.

Le Kiko qui est déjà en soi une pratique méditative en mouvement ouvre aussi vers les approches plus contemplatives dans la lignée des enseignements du Zen.

Un esprit Zen dans un corps Sain.

Infos : 06 84 55 47 98

Où pratiquer ?

Saint Gély du Fesc : Budokan Karaté St Gély
1125 avenue du Clapas
Mardi : 10h – 11h30
Jeudi:10h – 11h30

Grabels : Centre Gutenberg 
Mardi : 18h30 -20h

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